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Sur la route de l’école. À pied, à vélo.

C’était le jour J ! Ophélie, Aurélie et Nathalie iraient pour la première fois à l’école sans être accompagnées d’un adulte. Et puisque l’école se situait à plus d’un kilomètre, elles furent autorisées toutes les trois à s’y rendre à vélo.

La petite bande se donna rendez-vous dans un jardin public. Les parents, un petit peu inquiets de laisser leurs filles prendre la route toutes seules, étaient là aussi, afin de leur donner les dernières directives.

– Tu as vérifié si les freins fonctionnent bien et si le phare arrière est toujours en place ?

– Oui, Maman, j’ai même préparé mon casque et j’ai collé des bandes rétro-réfléchissantes sur mon cartable.

– Faites attention quand vous passez près d’une voiture, une portière peut s’ouvrir devant vous quand vous passez à côté, dit la maman de Nathalie.

– Ne zigzaguez surtout pas entre les voitures et roulez à droite !

– C’est bon, papa, nous ne roulons pas non plus sur dans une Ferrari ! Ce ne sont que des vélos, dit Ophélie, très enthousiaste.

– Ah non, le Code de la route s’applique aux cyclistes aussi, répliqua son papa.

– Ah bon ! dit-elle d’un ton surpris.

– Oui, C’est un ensemble de règles qui régissent la façon de se comporter sur la route pour éviter tout accident. À partir de 8 ans, vous n’avez plus le droit de rouler sur le trottoir ni de rouler sans casque. Un casque non attaché ne sert à rien.

– Nous allons être en retard, allons-y, les filles ! dit Ophélie d’un air déterminé.

Sous les yeux des parents, les trois amies enfourchèrent leurs vélos et toutes les trois se hâtèrent de se boucher les oreilles avec des écouteurs, quand la maman de Nathalie intervint :

– Ah, non, les enfants, qu’est-ce que vous faites ?! Vous mettez votre vie et celle des autres en danger. On ne met pas d’écouteurs en conduisant ! Donne-moi ça, Nathalie, et mets plutôt tes lunettes au lieu de les cacher dans ton cartable.

Les parents confisquèrent les écouteurs à leurs filles, qui se lancèrent sur la route comme des athlètes, lorsqu’elles entendirent la voix du papa d’Ophélie :

– Dernière consigne : roulez en file indienne, et quand vous voulez tourner à gauche, tendez le bras gauche. Et quand vous passez devant la sortie d’un garage, assurez-vous qu’aucun véhicule n’en sort.

Sur la route, les trois amies étaient vigilantes, faisant attention à chacun de leurs gestes, car la route appartient à tout le monde et chacun doit l’utiliser dans le respect total du Code. Tout à coup, un bus s’arrêta, et elles virent Jules, leur camarade de classe, descendre et traverser en courant sans attendre que le véhicule soit parti. En plus, il n’empruntait pas le passage pour piétons ! et Sur le trottoir d’en face, tantôt il slalomait, tantôt il zigzaguait, avec des lacets mal attachés. Tout à coup, elles entendirent un passant lui crier :

– Tu devrais attendre que le bus soit parti, emprunter le passage pour piétons, traverser en regardant à gauche puis à droite, et encore à gauche. Et le trottoir n’est pas un espace de jeu, tu dois te déplacer en marchant calmement pour ne pas embêter les usagers.

C’était sûrement un monsieur qui avait eu le réflexe de recadrer un enfant qui ne respectait pas les endroits publics. Leur camarade répliqua avec nonchalance :

– Ce n’est pas grave, je fais très attention !

– Non, tu ne fais pas attention, car si c’était le cas, tu devrais attendre que le feu pour piétons soit passé au vert et que tous les véhicules soient arrêtés pour pouvoir traverser…

– Il n’y a aucun policier pour nous coller des amendes !

– Les agents de sécurité ne sont pas là pour « nous coller des amendes » comme tu dis, ils sont là pour inciter des irresponsables à respecter la loi. En plus, nous n’avons pas besoin d’un agent de sécurité à chaque coin de rue, pour nous dire ce que nous devons faire ou pas. Il y a le Code de la route, un langage que tout le monde doit connaître pour ne pas mettre sa vie et la vie d’autrui en danger.

– …

Les filles continuèrent leur route sans lui dire bonjour, et sans écouter davantage les conseils du monsieur. Soudain, on entendit un BOOOM qui faillit faire tomber Nathalie de son vélo ! C’était un ballon lancé par un garçon qui jouait sur le trottoir. Énervée, elle se ressaisit et lui conseilla :

– On joue avec son ballon dans le jardin ou dans un terrain, pas sur le trottoir ! Tu aurais pu causer un accident !

– Mais je suis près de chez moi, voici ma maison !

– Oui, tu es près de chez toi, mais tu n’es pas chez toi, le trottoir est à tout le monde !

– D’accord, alors je vais prendre alors ma trottinette !

– Pense à mettre un casque et à descendre de ta trottinette quand tu traverses la route. Vérifie aussi que tes lacets sont bien attachés !

– D’accord maaaaaaamaaaaaan ! dit le petit garçon pour taquiner Nathalie qui donnait des conseils comme une mère.

À quelques mètres de l’école, les parents qui accompagnaient leurs enfants étaient tous sur le côté gauche, car tout le monde savait que sur une route sans trottoir, les piétons doivent se mettre sur le côté gauche.

En classe, Nathalie raconta à la maîtresse ce qu’avait fait Jules, alors l’institutrice décida de sensibiliser tous les élèves aux dangers de la route et de leur montrer quelques panneaux de signalisation.

 

  • Auteur : Rmili Fatiha
  • Illustration : Rmili Fatiha
  • Date de parution : 19/04/2020
  • Thème : Le civisme/ La civilité/ La prévention routière. 
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