La fille du professeur.

Résumé :

C’est la guerre. Le professeur Mr. Saba a cru avoir perdu sa fille pendant le bombardement de son village, mais un jour…

Il y a très longtemps, dans un village modeste qui avait résisté à plusieurs guerres et batailles, résidait le professeur Mr. Saba. La maudite guerre avait emporté son unique enfant Léna.  Mr. Saba gardait ce lourd secret, cette blessure toujours ouverte, cette douleur, et évitait d’en parler à qui que ce soit. Mais un jour, l’inattendu se produisit.

Il était minuit, Mr. Saba dormait lorsqu’un cambrioleur força la fenêtre et pénétra. À pas feutrés, muni d’une torche, il se dirigea vers la chambre, aperçut une boîte fermée avec deux cadenas, il pensa qu’elle contenait des bijoux, il la saisit, s’empara de quelques billets d’argents posés sur le buffet, puis sortit comme il était entré.

 

Le lendemain matin, Mr. Saba descendit pour prendre son petit déjeuner. Il fut surpris de voir qu’une fenêtre était grande ouverte.

– Mon dieu, qu’est-ce qui s’est passé ? Qu’est-ce qu’on m’a volé ?

Il se précipita dans la salle, avec des yeux écarquillés, il inspecta si sa boîte précieuse était toujours à la même place, mais malheureusement, elle n’y était plus. Il se mit à pleurer de toutes ses larmes en répétant :

– Oh, les photos de ma fille ! La seule chose qui me restait d’elle…. On m’a volé mes souvenirs. On m’a volé la seule chose qui me restait d’elle. Il s’affala sur le lit.

Quelques heures plus tard, il sentit un calme s’emparer de lui avec une sorte de bonheur qu’il n’avait plus ressenti depuis la mort de sa fille. Il se leva et avec un fin sourire, il se remémora l’enfance de sa chère et adorable fille.

Soudain, il entendit frapper à la porte, mais refusa d’ouvrir. Cela faisait des années que personne n’était venu lui rendre visite. On refrappa, et une autre fois, il fit semblant de ne rien entendre. Il se leva et s’apprêtait à aller dans son atelier lorsqu’il entendit :

– Papa c’est moi Léna, ta fille, ouvre !

Il n’en croyait pas ses oreilles, mais la voix lui rappela quand même quelqu’un. Il descendit les escaliers en tremblant, arriva près de la porte, il s’arrêta court et se demanda s’il ne rêvait pas ;  mais Léna frappa de plus en plus fort :

– Papa, c’est moi !

Avec un front dégoulinant de sueur, des mains tremblantes, des yeux débordants de larmes, le cœur battant la chamade, il ouvrit.  Il vit alors devant lui une jeune belle femme, avec un sourire qu’il connaissait bien et cinq enfants.

– Léna, ma petite fille ? Tu n’es pas morte ? Pourtant la maison a été bombardée !

– Non papa, maman m’a demandé d’aller chercher l’eau de la source, et quand j’ai entendu le bombardement, j’ai eu peur, j’ai couru, et j’ai marché seule pendant des jours. Le service social m’a accueillie, et on m’a confiée à une famille qui a quitté le pays. J’ai cru que vous aviez tous succombé à ces bombes jusqu’au jour où mes enfants m’ont demandé de visiter les lieux où j’ai grandi. Arrivée au village, j’ai su que tu es toujours vivant.

Mr Samba était content non seulement de voir sa fille, mais d’avoir aussi cinq beaux et gentils petits-fils. La patience a fait son œuvre pour le bonheur de tous.

  • Autrice : Clara
  • Illustration : Clara
  • Âge : 12 ans 
  • Morale : Le lien familial est très important.
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